Identifier ce qu'il y a dans le ciel avec ton téléphone Android ou iPhone

Tu vois une lumière, une étoile très brillante, quelque chose qui bouge ? Ton téléphone peut mesurer où tu vises et comparer cette direction aux astres et aux satellites connus. Voici ce que chaque outil fait vraiment, et ce qu'il ne fait pas.

Réponse courte

Sur Android ou iPhone, rien à installer : /ciel affiche les noms des astres sur la caméra et /temoin mesure ta visée, puis la compare aux satellites connus. À deux témoins, le calcul donne une distance et une altitude candidates. Sur PC Windows, Sentinel analyse tes photos et vidéos en local. Il n'existe pas d'application sur Google Play, le téléphone ne reconnaît pas les avions, et aucun outil ne dit « OVNI détecté » : on compare à ce qui est connu, puis on reste prudent.

Par où commencer

J'ai vu quelque chose

Si l'objet est encore visible, ouvre /temoin et vise-le : azimut, élévation et heure sont mesurés sur le moment. Si tu peux le suivre, maintiens le bouton de suivi : tu obtiens une trajectoire datée, et une vidéo si la caméra est disponible. Rien ne part tant que tu n'as pas touché Envoyer ou un bouton de vérification.

Si c'est déjà fini, le guide d'une lumière dans le ciel part de ce que tu as vu : elle clignotait, glissait sans bruit, restait immobile. En France, le signalement officiel se fait auprès du GEIPAN (CNES).

Quelle est cette étoile ?

/ciel calcule le ciel au-dessus de toi, dans ton navigateur, à partir de ta position, de l'heure et de l'orientation du téléphone. Vise l'astre : le réticule donne son nom, sa constellation et sa magnitude. Sur l'image de la caméra, des étiquettes montrent les planètes, la Lune et les étoiles les plus brillantes. Un menu superpose les constellations de neuf nations et civilisations, dont les Lakotas, et l'étoile verrouillée garde alors ses deux noms.

Le nom affiché dépend de ta boussole. Si elle dévie, tu peux l'étalonner sur un astre reconnu. Le bouton 🎯 ajuste les étiquettes à ta caméra à partir d'une photo des étoiles, résolue sur le téléphone. Pour comprendre ce que tu regardes sans sortir, lis quelle est cette étoile brillante.

Identifier un satellite ou un avion

Satellite. /temoin envoie ta position, l'heure et ta visée au serveur, qui calcule la position de environ 16 000 satellites avec le modèle orbital SGP4. Il renvoie les plus proches de ta visée. /ciel fait le même contrôle en continu et affiche « peut-être » avec le nom.

À lire avant de conclure. Ce catalogue est si grand qu'une correspondance sur une seule visée arrive souvent par hasard, y compris avec des satellites invisibles à l'œil nu. Test du 31 octobre 2026, 120 visées au hasard depuis l'Aveyron : 45 % tombaient à moins de 3,5° d'un satellite et 81 % à moins de 6°. Ce que tu peux en tirer : une visée isolée reste un indice. Un suivi d'au moins 5 points compare la forme de toute la trajectoire et pèse bien davantage.

Avion. Sur le téléphone, aucun outil Vigi-Sky n'interroge le trafic aérien. Regarde les feux, puis un radar en ligne à l'heure exacte de l'observation : le guide explique comment. Sur PC, Sentinel mesure la fréquence du clignotement dans une vidéo, et sa veille de nuit relève le trafic ADS-B via OpenSky pour le comparer à ses événements.

Mesurer la position et l'altitude d'un objet

Un témoin seul mesure des angles, jamais une distance. Deux témoins distants définissent deux rayons de visée, et le point où ils passent le plus près l'un de l'autre donne une position estimée. La méthode est détaillée sur la page triangulation. Essaie le calcul :

Vue de dessus (le nord en haut)
Vue de côté (ouest à gauche, est à droite)
—altitude estimée
—distance au témoin A
—distance au témoin B
—écart entre les rayons
—angle entre les visées
—altitude selon l'erreur

Exemple calculé : deux témoins à 12 000 m l'un de l'autre visent à 32,0° d'azimut et 17,6° d'élévation pour le premier, 318,8° et 15,8° pour le second. Les rayons se croisent à environ 3 000 m d'altitude, à 9 900 m du premier témoin et 11 000 m du second. Avec une erreur de boussole de ±5°, l'altitude reste entre 2 700 et 3 400 m.

Le calcul tourne dans ta page, sans rien envoyer. Il reprend la géométrie et les seuils de l'API Vigi-Sky : plan local, témoins de 150 m à 100 km, écart accepté jusqu'à 20 % de la distance, jugé solide sous 8 %. La marge d'altitude suit la règle de Sentinel, qui fait varier les deux azimuts. La vraie chaîne ajoute l'heure : deux visées doivent dater de moins de 180 s, ou de 2,5 s entre deux suivis.

Ce qui existe aujourd'hui. Le serveur croise les fiches envoyées depuis /temoin, et la page réseau affiche les correspondances. Sentinel reprend deux pistes complètes pour estimer aussi la vitesse. Au 31 octobre 2026, l'API ne renvoyait aucune correspondance sur les 30 derniers jours : le réseau attend encore ses premières paires de témoins. Il suffit de deux téléphones pour essayer.

Analyser ma vidéo du ciel sur PC

VigiSky Sentinel est une application gratuite pour Windows 10 et 11, écrite en Rust avec Tauri 2. Pour toi, ça veut dire un installateur de 4,8 Mo et un moteur qui analyse tes fichiers sur ton ordinateur, sans les téléverser. La carte NVIDIA est facultative : elle accélère le calcul, mais le processeur suffit, sauf pour le simulateur de galaxies.

Écran Analyse de VigiSky Sentinel : boutons pour charger une image, réglages du seuil de détection et étapes du moteur
L'interface réelle de Sentinel 0.45, écran Analyse, sans photo chargée. Elle est rendue dans un navigateur pour cette page, sans le moteur Rust : aucun résultat n'y est simulé, et « Moteur : vérification… » reste donc affiché.

L'installateur n'est pas signé : Windows affiche « éditeur inconnu ». L'empreinte SHA-256 à vérifier est sur la page Sentinel.

Le tableau honnête

OutilAppareilCe qu'il faitCe qu'il ne fait pasInstallationOù vont les données
CielTéléphone Android ou iPhone, navigateurNomme l'astre dans le réticule (330 étoiles nommées, 5 000 de champ, 110 Messier, 5 planètes, Soleil, Lune). Étiquettes en réalité augmentée. Mode jumelles : 36 000 étoiles de plus. Noms de neuf nations et civilisations.Ne confirme pas un satellite : il le propose. Ne reconnaît pas un avion ni un drone. Demande du réseau : il ne fonctionne pas hors ligne.Aucune. Ajout possible à l'écran d'accueil.Image de la caméra : reste sur le téléphone. Position et direction : envoyées au serveur toutes les 4 s pour chercher un satellite, sans créer de fiche.
TémoinTéléphone Android ou iPhone, navigateurMesure azimut, élévation, position et heure. Suit une trajectoire. Compare chaque visée à environ 16 000 satellites. Liste les prochains passages et étalonne la boussole sur un satellite. Exporte la fiche en JSON.Ne reconnaît pas un avion ni un drone. Une visée isolée reste un indice faible. Ne donne pas la distance : il faut un second témoin.Aucune. Ajout possible à l'écran d'accueil. Page et fiches en attente disponibles hors ligne.Boutons de vérification : position et visée envoyées pour le calcul. Touche Envoyer : position exacte, visées, description, pseudo et vidéo du suivi enregistrés sur le serveur.
TriangulationDeux téléphones avec Témoin, ou SentinelCroise les fiches de deux témoins distants de 150 m à 100 km : distance, altitude, position estimée de l'objet et qualité géométrique.Ne prouve pas que les témoins visaient le même objet. Pas de calcul à une seule visée. Au 31 octobre 2026, le réseau n'avait aucune correspondance sur 30 jours.Aucune pour le web.Le calcul public retire la position précise des témoins. Il publie l'estimation de l'objet et les pseudos.
SentinelPC Windows 10 ou 11, 64 bitsAnalyse photo et vidéo, ancrage aux étoiles, FITS, satellites en SGP4 local, indices d'authenticité vidéo, veille de nuit, triangulation de deux pistes, zone de chute d'un bolide.Pas de version Mac, Linux ou téléphone. Indices, jamais de preuve. Installateur non signé : Windows affiche un avertissement. Une seule caméra ne donne l'altitude que pour un objet compatible avec une orbite.Installateur gratuit de 4,8 Mo, sans compte.Tes fichiers restent sur ton PC, sauf partage volontaire. Connexions : catalogue de satellites, contrôle de version, et OpenSky pendant une veille si tu donnes la position de la station (zone d'environ 120 km).
Guide d'une lumièreTout appareilArbre de décision selon le comportement de la lumière : satellite, planète, avion, Starlink, lanterne, drone, météore.C'est un guide : il ne mesure rien et n'identifie rien à ta place.Aucune.Rien de saisi.

Android natif. Une application appelée Vigi-Sky Terrain est en développement. Elle n'est pas publiée : ne cherche pas de lien, il n'y en a pas. Cette page sera mise à jour si cela change.

Limites communes. Les capteurs varient d'un téléphone à l'autre, et une boussole non étalonnée peut se tromper d'une dizaine de degrés. Les navigateurs intégrés à d'autres applications peuvent bloquer la caméra ou les capteurs : ouvre plutôt la page dans Chrome ou Safari.

Questions fréquentes

Peut-on identifier une étoile sur Android sans installer d'application ?

Oui. Ouvre vigi-sky.fr/ciel dans le navigateur de ton téléphone, accepte l'orientation, la caméra et la position, puis vise l'astre. Le réticule donne son nom parmi 330 étoiles nommées, 5 000 étoiles de champ, 110 objets Messier, 5 planètes, le Soleil et la Lune. La même page fonctionne sur iPhone, où Safari demande en plus l'accès aux capteurs.

Vigi-Sky a-t-il une application Android sur Google Play ?

Non. Une application native est en développement, mais elle n'est pas publiée et ne se télécharge nulle part. Aujourd'hui, sur Android comme sur iPhone, Vigi-Sky s'utilise dans le navigateur. Tu peux ajouter la page à ton écran d'accueil depuis le menu du navigateur.

Les noms des étoiles s'affichent-ils sur l'image de la caméra ?

Oui, en réalité augmentée, dans /ciel. Les étiquettes montrent les planètes, la Lune et les étoiles les plus brillantes (magnitude 2,1 ou moins), avec huit noms au maximum à la fois. Les autres astres sont nommés quand tu les places dans le réticule. La justesse dépend de la boussole du téléphone, qui peut dévier de plusieurs degrés.

Comment savoir si une lumière est un satellite ?

Dans /temoin, vise la lumière, ajoute ta position, puis lance la vérification : le serveur calcule où se trouvaient environ 16 000 satellites du catalogue à cet instant. Une seule visée reste un indice faible : dans notre test du 31 octobre 2026, 45 % de 120 visées tirées au hasard tombaient à moins de 3,5° d'un satellite. Un suivi d'au moins 5 points compare toute la trajectoire et donne un indice plus solide.

Vigi-Sky peut-il identifier un avion ?

Pas sur le téléphone : /ciel et /temoin n'interrogent aucune donnée de trafic aérien. Pour vérifier, consulte un radar en ligne à l'heure exacte de l'observation. Sur PC, Sentinel mesure le clignotement dans une vidéo, et sa veille de nuit relève le trafic ADS-B via OpenSky si la position de la station est renseignée. Cela donne un candidat, pas une certitude.

Comment mesurer l'altitude d'un objet dans le ciel ?

Il faut deux témoins distants d'au moins 150 mètres, qui visent le même objet au même moment avec /temoin et envoient leur fiche. Le serveur cherche le point où les deux rayons de visée passent le plus près l'un de l'autre. Le résultat est un candidat, car rien ne prouve que les deux témoins visaient le même objet. Un seul téléphone ne donne ni la distance ni l'altitude.

Comment analyser une vidéo du ciel sur PC ?

Installe VigiSky Sentinel sur Windows 10 ou 11 (gratuit, 4,8 Mo) et ouvre ta vidéo. L'analyse se fait sur ton ordinateur : chaque objet mobile reçoit une trajectoire, une vitesse angulaire et une courbe lumineuse, puis une classe prudente. Il n'existe pas de version Mac, Linux ou mobile.

Sentinel est-il écrit en Rust ?

Oui. Le moteur de Sentinel est écrit en Rust, avec une interface web portée par Tauri 2, soit environ 14 600 lignes de Rust dans la version 0.45.0. Il tourne sur le processeur, et une carte NVIDIA compatible CUDA l'accélère si elle est présente. La bibliothèque Rust sky-proof, séparée et sous licence MIT, publie trois indices d'authenticité vidéo.

Où vont mes données ?

Dans /ciel, l'image de la caméra reste sur le téléphone, mais ta position et ta direction de visée partent vers le serveur toutes les 4 secondes pour chercher un satellite. Dans /temoin, les boutons de vérification transmettent aussi ta position, et la fiche n'est enregistrée que si tu touches Envoyer. Sentinel analyse tes fichiers sur ton PC. Le détail, outil par outil, est dans le tableau de cette page.

Vigi-Sky peut-il dire si c'est un OVNI ou un engin extraterrestre ?

Non. Les outils comparent ton observation à des astres, des satellites et des catalogues connus, puis proposent un verdict prudent : compatible, contredit, intestable ou à revoir. Une absence de correspondance veut seulement dire que rien n'a été trouvé dans ces catalogues. En France, le signalement officiel se fait auprès du GEIPAN (CNES).

Données et méthode

  1. CelesTrak et SatNOGS : éléments orbitaux utilisés par le serveur.
  2. OpenSky Network : trafic ADS-B relevé par la veille de nuit de Sentinel.
  3. Union astronomique internationale : liste officielle des noms d'étoiles (groupe de travail WGSN).
  4. Faits relevés dans le code des outils et sur le serveur le 31 octobre 2026, pour la version 0.45.0 de Sentinel.