Depuis que les générateurs de vidéo produisent des « OVNIs » photoréalistes en dix secondes, la question n'est plus « qu'est-ce que c'est ? » mais d'abord : est-ce que cette vidéo a traversé un vrai objectif ? Bonne nouvelle : la physique d'une vraie caméra ne se génère pas facilement. Elle se mesure.
Une vidéo filmée porte trois signatures physiques que les générateurs imitent mal. Voici comment les vérifier — à l'œil d'abord, à la machine ensuite.
Sur un vrai capteur, le bruit augmente avec la luminosité : c'est une loi physique (le bruit de photons suit la racine carrée du signal). Une zone claire d'une vraie vidéo « fourmille » plus qu'une zone sombre. Les générateurs d'IA produisent l'inverse : un grain plat, uniforme, décoratif — ou pas de grain du tout.
Une vidéo à main levée tremble toujours — un tremblement musculaire de 1 à 8 Hz que personne ne peut supprimer volontairement. Les vidéos générées produisent des panoramiques d'une fluidité irréelle : la caméra « flotte » comme sur un rail invisible, sans la moindre vibration.
Beaucoup de générateurs produisent moins d'images réelles qu'affiché : ils dupliquent ou interpolent des frames pour atteindre 30 images/seconde. Résultat : un taux anormal d'images quasi identiques, invisible à la lecture mais mesurable image par image.
| Indice | Vraie caméra | Vidéo générée / retraitée |
|---|---|---|
| Bruit de capteur | Croît avec la luminosité (bruit de photons) | Plat, uniforme ou absent |
| Micro-tremblement | Présent à main levée (1–8 Hz) | Mouvement ample parfaitement lisse |
| Cadence | Chaque image est unique | Frames dupliquées ou interpolées |
Aucun de ces indices n'est une preuve. Une compression forte (WhatsApp, re-partages successifs) écrase le bruit de capteur. Une stabilisation logicielle lisse le tremblement. Un trépied le supprime légitimement. C'est l'accumulation d'indices atypiques, combinée à l'absence du fichier original, qui doit alerter — jamais un indice isolé.
Et dans l'autre sens : une vidéo qui passe les trois tests n'est pas « prouvée authentique ». La seule vraie réponse reste le fichier original, avec ses métadonnées, remis par le témoin.
Mesurer une corrélation bruit/luminance ou un spectre de tremblement à l'œil nu a ses limites. VigiSky Sentinel le fait à la machine : charge la vidéo, l'application mesure les trois indices, trace chaque objet mobile (trajectoire, vitesse angulaire, courbe lumineuse — elle reconnaît les feux à éclats d'un avion à leur fréquence) et rend un verdict prudent, avec ses limites écrites noir sur blanc.
Télécharger VigiSky Sentinel — gratuit Windows · 100 % local, ta vidéo ne quitte jamais ton PC · indices d'authenticité + analyse de mouvementNon. On peut mesurer des indices qui rendent la synthèse probable, mais aucun n'est une preuve : une compression agressive produit des signaux similaires. La seule vraie réponse est le fichier original avec ses métadonnées.
Les classifieurs entraînés se trompent avec assurance et vieillissent à chaque nouvelle génération de modèles. Les indices physiques, eux, ne se démodent pas : le bruit de photons est une loi du capteur, pas une mode. Les deux approches se complètent — la nôtre a l'avantage d'être explicable ligne par ligne.
L'indice tremblement devient inutilisable — et un outil honnête doit le dire, pas compter un point contre la vidéo. C'est exactement ce que fait Sentinel : « caméra immobile, indice inutilisable ».
Demander le fichier original (pas une capture, pas un re-partage). Noter la source et la date. Passer la vidéo dans Sentinel. Et appliquer la méthode du témoin : les faits d'abord, l'interprétation ensuite.