Et si un astéroïde tombait sur ta ville ?
Choisis ta ville, règle l'astéroïde, et regarde ce que dit un modèle scientifique publié : explosion en altitude ou cratère, souffle, chaleur, séisme. C'est un jeu sérieux, pas une alerte : aucun astéroïde connu ne menace ta ville.
Tout dépend de la taille. Selon le modèle de Collins, Melosh et Marcus (2005), un objet comme celui de Tcheliabinsk, 20 m, explose à une trentaine de kilomètres d'altitude. Un objet de 75 m explose à environ 5 km : le souffle couche la forêt sur une quinzaine de kilomètres. Un objet de 340 m touche le sol et creuse un cratère d'environ 4,7 km. Un objet de 18 km change la planète. Ce sont des ordres de grandeur, pas des prévisions. Et au 31 octobre 2026, aucun des 2 228 objets suivis par le système Sentry de la NASA n'est classé au-dessus de 0 sur l'échelle de Turin. Apophis passera à 38 010 km du centre de la Terre le 13 avril 2029, sans risque de collision.
Le simulateur : ta ville, ton astéroïde
Tout se calcule dans ton navigateur, à partir des équations de Collins, Melosh et Marcus (2005). Ce sont des ordres de grandeur pour un scénario imaginaire, pas une prévision. Aucun bilan humain n'est calculé : ce modèle n'en donne pas, et nous n'avons pas de méthode sourcée pour le faire.
Paramètres mesurés par Popova et coauteurs (2013). Ici, le modèle trouve la bonne altitude mais sous-estime le souffle : voir le cercle pointillé du repère observé et les limites.
Scénario de l'article de Collins : objet de 75 m, de densité 2 000 kg/m³, à 17 km/s. L'angle de 45° est une hypothèse. La taille réelle reste discutée.
Impact fictif. Apophis ne tombera pas : la NASA exclut tout impact pendant au moins 100 ans. On calcule seulement ce que donnerait un objet de cette taille. La densité de 3 000 kg/m³ et l'angle de 45° sont des hypothèses.
Scénario de l'article de Collins pour l'impact d'il y a environ 66 millions d'années. Le modèle donne les effets régionaux, pas les effets climatiques mondiaux. Ici, seule la carte est déplacée sur ta ville.
- Énergie avant l'entrée
- Issue
- Cratère
- Boule de feu
- Onde de choc
- Séisme
- Ejecta
- Intervalle moyen, sur toute la Terre
- Intervalle moyen, à moins de 100 km d'un lieu
La traversée de l'atmosphère
L'air ne se contente pas de freiner l'objet. Quand la pression devant lui dépasse sa résistance, il se fragmente, puis s'étale comme une crêpe, ce qui augmente le freinage. S'il atteint sept fois sa largeur avant le sol, l'article considère que toute l'énergie se libère à cette altitude. L'animation suit ton scénario.
- Altitude
- –
- Vitesse
- –
- Largeur
- –
- Phase
- –
L'énergie, comparée
L'échelle est logarithmique : chaque tranche de la barre multiplie l'énergie. Sans cela, la bombe d'Hiroshima serait invisible à côté de Tcheliabinsk.
À l'échelle de Tcheliabinsk, l'énergie vaut environ 39 bombes d'Hiroshima. Pourtant, comme elle s'est libérée vers 30 km d'altitude, les dégâts étaient d'un autre ordre : surtout des vitres. L'altitude compte autant que l'énergie, et une comparaison à une arme ne dit pas tout.
Les quatre cas réels, calculés
Ce tableau reste lisible sans JavaScript. Il vient du calcul Python indépendant, comparé automatiquement au code de la page.
| Cas | Entrée | Énergie | Issue | Cratère | Boule de feu | Vitres brisées jusqu'à | Magnitude | Fréquence sur Terre (loi de l'article) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Tcheliabinsk 15 février 2013. Popova et coauteurs | 19,8 m, 3 300 kg/m³, 19,16 km/s, 18,3° | 590 kt | explosion à 31 km d'altitude | aucun | non calculée | seuil non atteint | non calculé | environ 72 ans |
| Toungouska 30 juin 1908. Scénario de Collins | 75 m, 2 000 kg/m³, 17 km/s, 45° | 15 Mt | explosion à 4,8 km d'altitude | aucun | non calculée | 41 km | non calculé | environ 910 ans |
| Apophis, impact fictif 340 m (JPL). 12,6 km/s calculés depuis le JPL | 340 m, 3 000 kg/m³, 12,62 km/s, 45° | 1 200 Mt | fragmenté à 49 km, puis au sol | 4,7 km, complexe | non : moins de 15 km/s | 121 km | 6,6 | environ 27 000 ans |
| Chicxulub Environ 66 millions d'années. Scénario de Collins | 18,0 km, 2 700 kg/m³, 20 km/s, 45° | 3,9 × 10⁸ Mt | impact au sol | 186 km, complexe | rayon 236 km | 8 600 km | 10,4 | 550 millions d'années |
Comparaison au réel. Le modèle n'a pas été réglé sur ces cas : voici ce qu'il trouve.
| Cas | Modèle de cette page | Observé ou publié | Verdict |
|---|---|---|---|
| Tcheliabinsk, altitude | explosion à 30,8 km | lumière maximale à 29,7 ± 0,7 km (Popova) | Très proche |
| Tcheliabinsk, souffle au sol | au plus 170 Pa, aucun seuil de dégâts | dégâts à 120 km, avec un seuil supposé de 500 Pa ; 3 613 immeubles avec vitres brisées dans la ville | Sous-estimé |
| Toungouska, altitude | explosion à 4,8 km | 5 à 10 km selon les estimations (synthèse) | Proche |
| Toungouska, énergie | 15 Mt | souvent 10 à 15 Mt, estimations de 3 à 30 Mt | Dans la plage |
| Chicxulub, cratère | 186 km | anneau de 180 km, structure peut-être plus large | Proche |
Établi, modélisé, incertain
| Ce qui est dit | Statut | En bref |
|---|---|---|
| Tcheliabinsk : énergie, trajectoire et dégâts | Établi | Mesures et enquêtes publiées en 2013 : 3 613 immeubles aux vitres brisées et 1 210 blessés recensés dans la ville. Énergie incertaine d'un facteur deux. |
| Apophis en 2029 : distance et absence d'impact | Établi | Orbite connue très précisément : le JPL donne une incertitude de quelques kilomètres sur la distance. |
| DART : −33,0 ± 1,0 minute | Établi | Mesure publiée. Un seul test, sur un objet de 160 m. |
| Altitude d'explosion, cratère, rayon de souffle sur ta ville | Modélisé | Lois d'échelle simples, valables en ordre de grandeur. |
| Fréquences par taille | Modélisé | Estimations statistiques. Elles changent selon les rapports : Collins donne environ 27 000 ans pour l'énergie d'Apophis, la population de 2017 donne plutôt 94 000 ans pour sa taille. |
| Souffle d'une explosion très haute | Incertain | Le modèle se trompe nettement sur Tcheliabinsk : il suppose une énergie libérée en un point, alors qu'elle l'a été le long d'une trajectoire. |
| Taille et nature de l'objet de la Toungouska | Incertain | Aucun cratère n'a été trouvé, et les estimations varient. |
| Effets climatiques d'un très gros impact | Non calculé | Poussières, fumées et gaz sont hors du modèle. Les chiffres de Chicxulub sont donc très incomplets. |
| Tsunami d'un impact en mer | Non calculé | La carte suppose un impact sur la terre ferme, même près d'une côte. |
| Nombre de victimes | Non calculé, volontairement | Pas de méthode sourcée applicable ici. Nous n'en affichons aucun. |
Autres limites : la méthode de l'article extrapole des essais nucléaires très petits ; ses auteurs indiquent une surestimation possible du souffle d'un facteur 2 à 5 au-delà de 10 000 Mt. L'article déconseille sa méthode pour les petits objets, ceux qui donnent de simples météores. Le rayon d'un cercle ne décrit aucun lieu réel avec précision : le relief, le sol, l'heure, la météo et la qualité des bâtiments comptent.
Le vrai risque : à quelle fréquence ?
Les petits impacts sont courants et les grands très rares. Pour estimer les intervalles, le rapport de la NASA de 2017 compte les objets par taille, puis applique une fréquence moyenne de 1,66 × 10⁻⁹ impact par objet et par an.
| Objet | Nombre estimé | Intervalle moyen sur toute la Terre |
|---|---|---|
| Environ 3 m | 600 millions | environ 1 an |
| Plus de 20 m | 5,2 millions | environ 120 ans |
| Plus de 40 m | 490 000 | environ 1 200 ans |
| Plus de 140 m | 24 000 | environ 25 000 ans |
| Plus de 1 km | 934 | environ 640 000 ans, soit environ un par demi-million d'années selon le résumé du rapport |
| Plus de 5 km | 20 | environ 30 millions d'années |
Et sur une ville précise ? La Terre est grande, et les océans en couvrent la majeure partie. Pour un objet comme celui du préréglage de la Toungouska, la loi de l'article donne un événement tous les 900 ans environ sur la planète. À moins de 100 km d'un lieu donné, cela fait environ 15 millions d'années. Tu peux lire ce chiffre pour ton propre scénario dans le simulateur.
Le registre des boules de feu du CNEOS donne une autre idée de l'ordre de grandeur. Depuis 1988, il compte 1 074 événements signalés. Le plus énergétique est Tcheliabinsk, à 441 kt, et le suivant atteint 49 kt.
Apophis, le 13 avril 2029
Apophis mesure environ 340 mètres. Le 13 avril 2029, à 21 h 46 (temps dynamique), il passera à 0,000254 ua du centre de la Terre, soit 38 011 km, à 7,42 km/s. Cela fait environ 31 600 km au-dessus de la surface, moins que l'altitude des satellites géostationnaires. La NASA parle d'un passage sûr.
Il a pourtant inquiété. En décembre 2004, juste après sa découverte, la probabilité d'impact en 2029 est montée à 2,7 %, et il a atteint le niveau 4 sur l'échelle de Turin, le plus haut jamais atteint. De nouvelles observations ont vite écarté 2029. Les mesures radar de 2021 ont permis à la NASA d'écarter tout risque pendant au moins 100 ans. Il a été retiré de la liste Sentry le 21 février 2021.
C'est aussi une belle occasion scientifique. La NASA annonce qu'il sera visible sans instrument depuis l'hémisphère oriental. La sonde OSIRIS-APEX de la NASA ira l'étudier, et l'ESA prépare la mission Ramses, avec un lancement prévu au printemps 2028.
DART : on a déjà dévié un astéroïde
Le 26 septembre 2022, la sonde DART de la NASA a percuté volontairement Dimorphos, un petit satellite d'environ 160 mètres qui tourne autour de l'astéroïde Didymos. Aucun des deux ne menaçait la Terre.
La mesure : la période orbitale de Dimorphos a changé de −33,0 minutes, plus ou moins 1,0 minute. Si la sonde n'avait transmis que sa propre quantité de mouvement, on attendait environ 7 minutes. Les roches éjectées ont donc beaucoup poussé. En 2026, une étude présentée par le JPL a montré que l'orbite du système autour du Soleil avait aussi changé, très faiblement.
Attention : DART ne prouve pas qu'on peut dévier n'importe quoi. Il faut des années d'avance, et un objet très gros ou de structure différente réagirait autrement. La sonde européenne Hera doit arriver sur place en novembre 2026 pour mesurer le résultat de près. Au moment où nous publions, nous n'avons pas de confirmation de son arrivée.
Qui surveille le ciel ?
La base de données du JPL recense 42 825 astéroïdes géocroiseurs connus au 31 octobre 2026. Des télescopes les repèrent, et le système Sentry calcule leurs risques d'impact, en général sur une centaine d'années : il suit aujourd'hui 2 228 objets, le plus souvent avec des probabilités infimes.
- Plus de 1 km : 875 objets connus, avec une magnitude absolue d'environ 17,75 ou moins, pour 934 estimés en 2017. C'est un repère d'environ 94 %, car la magnitude ne donne pas la taille exactement.
- Plus de 140 m : 11 762 objets connus, avec une magnitude d'environ 22 ou moins, pour environ 24 000 estimés. Moins de la moitié, soit un repère de 48 %.
- Plus petits : la plupart restent inconnus. L'objet de Tcheliabinsk n'avait pas été vu avant d'entrer dans l'atmosphère : il arrivait du côté du Soleil.
Le télescope spatial NEO Surveyor de la NASA, dont le lancement est prévu au plus tôt en septembre 2027, doit combler une partie du manque. L'alerte de 2024 YR4 a montré le système en action : niveau 3 sur l'échelle de Turin début 2025, avec une probabilité d'environ 3 %, puis risque écarté pour la Terre en quelques semaines, et pour la Lune en mars 2026. La probabilité peut monter avant de retomber, simplement parce que l'orbite se précise.
L'échelle de Turin
Elle combine la probabilité d'impact et l'énergie, de 0 à 10, pour dire simplement à quel point un objet mérite l'attention. Le CNEOS la détaille.
Au 31 octobre 2026, le niveau le plus élevé dans Sentry est 0. Deux objets connus, Bennu et (29075) 1950 DA, ne sont pas notés, car leurs dates possibles dépassent largement un siècle. Le maximum jamais atteint reste 4, pour Apophis en 2004.
Est-ce que ça doit t'inquiéter ?
Non, pas au quotidien. Mais le sujet mérite d'être pris au sérieux par ceux dont c'est le travail.
Voici la réponse honnête. Aucun objet connu n'est annoncé contre la Terre pour le siècle à venir, à un niveau supérieur à 0 sur l'échelle de Turin. Les objets capables d'une catastrophe mondiale sont en grande partie connus. Pour un lieu précis, l'intervalle entre deux événements graves se compte en millions d'années, voire beaucoup plus.
Il reste deux vraies inconnues. De petits objets comme celui de Tcheliabinsk peuvent arriver sans prévenir, avec des dégâts surtout locaux. Et plus de la moitié des objets de plus de 140 mètres restent à trouver : c'est un risque faible, mais pas nul, et c'est la raison d'être de la surveillance et de tests comme DART. La bonne attitude : la curiosité, pas l'angoisse.
Si un titre annonce un jour qu'un astéroïde pourrait frapper la Terre, vérifie le niveau sur l'échelle de Turin et regarde si l'orbite a été recalculée. Et si tu vois un flash très puissant dans le ciel, éloigne-toi des fenêtres : le souffle arrive après la lumière.
Les calculs expliqués
Voici les principales équations, avec leur numéro dans l'article de 2005. Tous les calculs sont en unités SI, sauf mention contraire. Exemple chiffré : l'objet de 75 m, de densité 2 000 kg/m³, à 17 km/s, sous 45°.
Le souffle à 15 km, pour l'exemple.
Ekt = 15 272 kt, donc Ekt1/3 = 24,8 ; r₁ = 15 000 / 24,8 = 605 m ; z₁ = 4 758 / 24,8 = 192 m.
Début de la zone de Mach : rm1 = 550 z₁ / (1,2 (550 − z₁)) = 245 m. Comme r₁ est plus grand, on utilise (54) avec rx = 414 m.
p = 36,3 kPa et u = 75 m/s.
Plus de 62 m/s de vent, c'est le seuil de l'article pour 90 % d'arbres couchés. Il écrit justement que cet objet ferait tomber 90 % des arbres sur environ 15 km, en bon accord avec la Toungouska.
Deux corrections à connaître. Les auteurs ont publié en 2013 des errata que nous appliquons : l'équation 20 et la profondeur des cratères complexes (0,294 D0,301). Pour l'intervalle local, l'équation 4 corrigée s'écrit T / [2(1 − cos Δ)]. Elle donnerait T/4 pour la Terre entière, ce qui n'a pas de sens. Nous appliquons donc directement le rapport des aires que décrit le texte : T × 2 / (1 − cos Δ).
Contrôle. Le code publié redonne les valeurs du tableau 6 de l'article : 50 % de vitesse perdue pour le fer de 40 m, cratère de 1,2 km ; pour la pierre de 1,75 km, cratère de 23,8 km contre 23,7 km publiés, et 0,80 bar contre 0,80 bar à 200 km. Deux valeurs publiées pour 18 km ne suivent pas les équations écrites : 77 bar à 200 km contre 131 bar, et 137 m d'ejecta contre 117 m. Nous gardons les équations. Nous n'avons pas pu comparer directement à l'outil en ligne des auteurs.
Vrai ou faux ?
Un astéroïde de 20 mètres peut faire des dégâts sans jamais toucher le sol.
C'est ce qui s'est passé à Tcheliabinsk en 2013 : l'essentiel de l'énergie s'est libéré à une trentaine de kilomètres d'altitude, et l'onde de choc a brisé des vitres au sol.
Apophis a encore une petite chance de nous percuter le 13 avril 2029.
Cette possibilité a été exclue. Apophis passera à environ 38 010 km du centre de la Terre. La NASA annonce aucun risque d'impact pendant au moins 100 ans.
La mission DART a raccourci d'environ 33 minutes la période orbitale de Dimorphos.
La mesure publiée est de −33,0 minutes, plus ou moins 1,0 minute. Un transfert simple de la quantité de mouvement de la sonde aurait donné environ 7 minutes : les débris éjectés ont beaucoup ajouté.
Un niveau 0 sur l'échelle de Turin signifie que l'objet est très dangereux.
C'est l'inverse. Le niveau 0 signifie que la probabilité de collision est nulle ou si faible qu'on la considère comme nulle. L'échelle monte à 10, et aucun objet n'a dépassé 4.
Plus un astéroïde est gros, plus l'impact est rare.
Selon le rapport de la NASA de 2017, on compte environ un objet de 3 mètres par an, et un objet de plus de 1 kilomètre tous les 600 000 ans environ.
Questions fréquentes
Comment savoir ce qui se passerait si un astéroïde tombait sur ma ville ?
Choisis ta ville dans le simulateur de cette page, puis une taille, un type, une vitesse et un angle. Le calcul suit les équations de Collins, Melosh et Marcus (2005) et s'exécute dans ton navigateur. Tu obtiens l'énergie, l'issue de la traversée de l'atmosphère, le cratère éventuel et le rayon des effets. Ce sont des ordres de grandeur pour un scénario imaginaire, pas une prévision.
Un astéroïde peut-il frapper la Terre bientôt ?
Aucun objet connu n'est annoncé. Au 31 octobre 2026, le système Sentry de la NASA suit 2 228 objets, et aucun n'est classé au-dessus de 0 sur l'échelle de Turin. Mais tous les petits objets ne sont pas connus : celui de Tcheliabinsk, en 2013, n'avait pas été repéré à l'avance. De petits impacts sans gravité arrivent régulièrement.
Apophis va-t-il toucher la Terre en 2029 ?
Non. Le 13 avril 2029, Apophis passera à environ 38 010 km du centre de la Terre, soit environ 31 600 km au-dessus de la surface, selon le JPL. La NASA annonce qu'il n'y a aucun risque d'impact pendant au moins 100 ans. Il devrait être visible à l'œil nu depuis l'hémisphère oriental.
Quelle taille d'astéroïde est dangereuse ?
Il n'y a pas de seuil unique. Un objet de quelques mètres se désintègre en altitude. Le rapport de la NASA de 2017 retient environ 50 mètres comme limite basse de pénétration de l'atmosphère pour un objet non métallique, et l'objet de 20 mètres de Tcheliabinsk a pourtant brisé des vitres sur une large région. Le modèle de cette page donne des dégâts locaux vers 75 mètres, et régionaux à partir de quelques centaines de mètres.
À quelle fréquence un astéroïde frappe-t-il la Terre ?
Selon le rapport de la NASA de 2017, un objet d'environ 3 mètres chaque année environ, un objet de plus de 20 mètres environ tous les 120 ans, de plus de 140 mètres environ tous les 25 000 ans, et de plus de 1 kilomètre environ tous les 600 000 ans. Ces chiffres sont des moyennes statistiques : ils ne disent pas quand le prochain arrivera.
Peut-on dévier un astéroïde ?
On l'a fait une fois, à titre de test. Le 26 septembre 2022, la sonde DART de la NASA a percuté Dimorphos, un satellite d'astéroïde d'environ 160 mètres, et raccourci sa période orbitale de 33 minutes, plus ou moins une minute. Dimorphos ne menaçait pas la Terre. Cela ne garantit pas le résultat sur un autre objet, surtout s'il est très gros ou découvert tard.
Pourquoi le simulateur ne donne-t-il aucun nombre de victimes ?
Parce que le modèle de Collins ne les calcule pas et que nous n'avons pas de méthode sourcée qui s'applique à toutes les villes de cette page. Il faudrait la population heure par heure, les bâtiments, l'alerte et l'évacuation. La page donne donc des rayons et des effets physiques, pas de bilan humain inventé.
Ces résultats sont-ils fiables ?
Ce sont des ordres de grandeur. Le calcul redonne bien les valeurs de l'article, mais l'article lui-même présente sa méthode comme simplifiée. Elle extrapole des données d'essais nucléaires, ignore les effets climatiques et traite mal certains cas. Sur Tcheliabinsk, l'altitude de l'explosion est très bonne, mais les dégâts au sol sont fortement sous-estimés : le modèle n'atteint aucun seuil, alors que des vitres ont cassé loin de la trajectoire.
Que faire si je vois un énorme flash dans le ciel ?
Éloigne-toi des fenêtres. Le souffle se propage bien moins vite que la lumière : selon le modèle, il lui faut environ deux minutes et demie pour parcourir 50 kilomètres. À Tcheliabinsk, l'onde de choc est arrivée après le flash, et elle a brisé des vitres dans 3 613 immeubles de la ville. Suis ensuite les consignes officielles.
Méthode : tous les calculs tournent dans ton navigateur. Le JavaScript publié a été comparé automatiquement à un calcul séparé en Python et au tableau 6 de l'article. Les données orbitales viennent des services du JPL, interrogés le 31 octobre 2026, et peuvent évoluer. Cette page ne remplace aucune consigne officielle.